J’ai joué le clown pour qu’on regarde mon visage afin d’essayer d’oublier ce corps difforme.
Mes relations étaient faussées puisque l’expression de mon corps n’était pas en communion réelle avec mon entourage. Je n’étais pas en harmonie avec mes émotions.
Mes colères exprimaient mon mal être.
Mes joies étaient forcées.
Je ne m’acceptais plus.
Je me faisais honte.
Mon âme s’en allait petit à petit.
Je me sentais mourir… j’avais perdu ma joie intérieure.Bien sûr tous les membres de ma famille sont gros.
Bien sûr que mon hérédité me rattache à elle. Mais je ne voulais être comme eux. Je me sens fière
d’avoir pu couper avec cette hérédité.
A 14 ans, j’ai commencé mon premier régime.
Je suis allée en province chez un « médecin miracle » qui donnait des petites potions magiques qui faisaient maigrir en mangeant. Normal ! C’était des amphétamines !
Le processus de drogues – dépendances était enclenché. Après deux ans, je pesais 57 kg… mais cela n’a pas duré longtemps.Les amphétamines ont été supprimées du marché et les kilos s’ajoutaient : jusqu’à trois kilos par week-end.
J’ai alors avalé toutes les autres pilules qui existaient, comme des coupe-faim en tout genre et des extraits thyroïdiens à fortes doses.
Je perdais quelques kilos.
Je connais à peu près tous les médecins qui « faisaient maigrir » mais sans résultat valable. Je me suis tournée vers l’homéopathie et la phytothérapie.
Je suis allée dans une clinique spécialisée dans le surpoids.
J’ai suivi un régime « américain » à 500 calories par jour avec des injections journalières que je me faisais dans le genou.Dès ce régime terminé, et que je remangeais normalement, je grossissais.
Je me suis fait soignée également par une iridologue et des endocrinologues sans succès.
J’ai rencontré dans mes pénibles démarches un médecin qui m’a dit que je devais soigner mon métabolisme.J’ai été en traitement chez lui pendant deux ans avec une tonne de médicaments et des compléments alimentaires, traitement lourd et onéreux.J’ai avalé ces fameuses plantes chinoises. Grâce au ciel je ne dois pas subir de dialyse.
J’ai subi tous les traitements locaux du genre, endermologie, mésothérapie. Je suis allé dans un centre où je me faisais enroulée dans des bandelettes imbibées de camphre. C’était horriblement froid et inhumain à supporter pendant une heure trois fois par semaine.
Je perdais quelques kilos mais dès que j’allais au restaurant je reprenais beaucoup de poids en une fois comme par enchantement.
Je suis alors allée à Paris chez un médecin qui travaillait sur les mémoires cellulaires avec des filtres et un diapason. Je me trouvais plus sereine, moins nerveuse… et puis c’est tout. Paris devint trop cher pour mon budget.J’ai commencé alors la kinésiologie pour me défaire de mes dépendances alimentaires pendant un et demi, pour terminer avec beaucoup de séances d’éthiomédecine . J’avais oublié de vous dire que j’ai lu une trentaine de livres sur le sujet. J’en ai eu assez un beau jour de toutes ces méthodes qui ne marchaient pas vraiment à long terme.J’ai décidé d’aller m’enfermer dans des endroits proposant des cures, car dans ma vie de tous les jours je n’y arrivais plus !
J’ai suivi des cures de thalassothérapie avec succès tant qu’on y reste !
Mais dès que je reprenais le train-train quotidien les kilos revenaient au galop.
Dès qu’une publicité apparaissait à la tv vendant le produit à la mode pour maigrir, je l’achetais. Résultat des plus décevant.Je suis allée ensuite voir une série de diététiciennes. (qui me prescrivaient des régimes astreignants pratiquement impossible à faire).
J’ai fait des tests avec une machine savante chez une kinésiologue alimentaire qui a découvert
que j’étais allergique au gluten, ce qui m’empêchait de maigrir. J’ai donc acheté des produits sans gluten !! Et puis, sans succès véritable, puisque j’oscillais toujours entre 75 et 80 kilos, malgré la quantité de médicaments avalés journellement, j’ai décidé d’entamer une psychothérapie pour essayer de comprendre pourquoi j’étais grosse. Cette thérapie n’a rien débloqué.J’ai suivi des séances de rebirth, assisté à des cours de PNL, d’analyse transactionnelle et acheté la méthode de Louise Hay avec K7. J’ai lu les deux livre d’Albert Glaude et suivi le séances prescrites de catharsis.J’ai alors décidé d’abandonner toutes ces démarches vaines et inutiles pour moi.Je voulais devenir maître de mon corps et apprendre à l’aimer. Pour cela, il fallait à tout prix perdre 35 kilos. Enlever toute cette carapace de graisse dont je ne voulais plus.
Seule, impossible d’y arriver.Je devais me faire aider par des spécialistes. Pas n’importe qui. Pas n’importe où.Il y a deux ans, j’ai entendu parler, chez mon coiffeur, du placement d’un anneau gastrique. J’ai alors rencontré plusieurs personnes qui avaient subi l’opération. Le résultat était spectaculaire, ce qui m’a donné vraiment envie de passer à l’acte.
Les personnes qui avaient subi l’opération avant moi m’ont tellement soutenue et encouragée au fil de ma démarche que je serais heureuse aujourd’hui de vous offrir à mon tour le soutien et les encouragements nécessaires.L’opération s’est déroulée à merveille et sans douleur. Très vite, j’étais sur pied et en pleine forme.
Très vite, je n’avais plus ce besoin de manger qui me tenaillait avant. Je n’avais jamais ressenti cela de ma vie. Même la nourriture liquide qu’il fallait avaler pendant les deux ou trois première semaines ne m’était plus vraiment indispensable. Je suis passée ensuite à la nourriture semi-solide. J’ai réappris à manger, comme un bébé. Je me suis sentie renaître.
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